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L'opérateur radio se concentrai pour saisir les bribes de mots lui parvenant, "...blême ... sol ...tructions", "chef, on à une communication sur la fréquence d'urgence, c'est pas très clair, on dirait qu'ils appellent d'un sous sol sans relais." Moneste se pencha vers le poste
"Quelle équipe manque à l'appel ?" demanda t' il.
"Poti et Marron, ils étaient dans le secteur 12." lança Boulgour qui s'était saisi du registre.
"Bordel qu'est-ce qu'ils foutent la-bas ? J'ai verrouillé le secteur, il est interdit tant qu'il n'est pas sécurisé !" explosa Moneste, conscient du taux de mortalité affligeant de ses pseudo-guerriers. "En fait, ils auraient dû inspecter le secteur 21"
"un analphabète qui fait équipe avec un dyslexique" lâcha Moneste se sentant soudain très seul.
"Je peux pas m'absenter une heure sans qu'il y en ai un qui fasse une connerie", et se tournant vers son aide de camp.
"Boulgour, viens avec moi, prends la radio, on va essayer de les trouver, on ne peut plus se permettre de perdre encore du monde, déjà que nos villes ressemblent à des campement de nomades !"
"Chef j'ai un contact, je crois que c'est Poti !" l' interpella Boulgour, un des rares hommes encore capable de traduire les borborygmes issus de la radio anté-épiloguienne!
"Alors !" tonna Moneste de plus en plus exaspéré.
"ben il dit qu'ils sont enfermés au sous-sol dans une salle avec une porte blindée, il y a un triangle avec un éclair sur la porte." lui répondis le radio.
"La salle du générateur ! s'exclama Moneste, surtout qu'il ne touchent a rien il ne faut pas réactiver les défenses de la base, dis lui qu'on arrive."
20 minutes plus tard Moneste faisait sauter la porte d'une rafale de gauss, entra comme un démon et saisi Poti par le col de sa veste.
"dites moi pourquoi vous êtes descendus ici, vous pouvez pas vous empécher de faire des conneries, sortez d'ici avant d'en faire une autre !"
"Mais chef, on y est pour rien, on a entendu une gonzesse qui causait, on voulait juste l'aider à se sentir mieux ", lui dit Marron dont le nom en disait long sur l'état de son pantalon.
"Et elle est ou, cette femme ?" lui demanda Moneste qui commençait vraiment à s'inquiéter. "y avait personne, ça venait d'la", lâcha Poti en indiquant une console ou une lumière semblait clignoter.
"ça s'est arrêté quand Marron s'est appuyé d'sus"
A ce moment là Moneste compris d' ou venait ce sentiment d'inquiétude, et, reconnaissant les vieux caractères, effleura un bouton.
Une voix synthétique se fit entendre faisant monter le taux d'adrénaline de Moneste à son paroxysme.
"... séquence de destruction en cours, la base s' auto-détruira dans 7 minutes. Protocole d'intrusion ..."
Saisissant les deux compères par leur col et, s'élançant dans l'ouverture, il pria pour avoir le temps de s'abriter dans l'un des fossés alentours.
Pourvu que ce ne soit qu'une destruction de classe 4, pensa t' il.
Emergeant à la surface il vit Boulgour lui faisant signe d'une sorte de bunker.
Comprenant enfin la gravité de la situation, Poti est Marron détalèrent vers lui soulageant Moneste qui se contenta juste de leur infliger un double coup de pied au cul comme ultime impulsion.
A trois mètre de l'abri, il leur lança un dernier "couchez vous" tonitruant, avant de plonger à l'aveugle et se rétamer le crane et les avant bras.
L'explosion qui suivit lui fit oublier la douleur, soulevant la construction de béton et la tordant dans un souffle maléfique.
Une éternité ou quelques instants plus tard, il se demanda s'il était encore de ce monde.
La douleur ainsi que ses sensations lui indiquèrent que oui, son cerveau aurait voulu le contraire.
La poussière retombant il saisit l'ampleur de la catastrophe.
Le bunker avait résisté à l'écrasement et conservé assez d'espace les conserver en vie.
Soulagé de voir que les deux blaireaux du désert remuait encore et que Boulgour crachait la poussière mais semblait entier, il posa les yeux sur ses jambes pour constater qu'une poutrelle le clouait au sol.
"sortez de la et allez chercher de l'aide avant que le reste ne s'écroule" gueula Moneste que la douleur taraudait.
La nuit passa et, dans un état second, il se senti aspiré, mais ce n'était pas vers un monde meilleur.
Une odeur de bière lui taquina les narines, pas la pisse de chat qu'on sert dans les bouges sordides de l'est, non de dieu de la graffen walder !
Une seule personne pouvait se trouver dans le désert avec un tel chargement !
"Pioupiou vieil ivrogne, toujours à faire du social avec les laissés pour compte du désert !" grogna Moneste, dont la vue s'éclaircissait peu à peu.
" Monsieur a encore fait joujou avec des technologies qui le dépassent à ce que je vois." le tacla Pioupiou.
"On peut dire ça, ne jamais sous-estimer la capacité de la connerie humaine à se surpasser." lui répondit Moneste rassuré par la présence du vénérable solitaire.
"Tu as trouvé mes hommes, ou c'est la lumière dans nuit qui t'a amèné ici." lui demanda Moneste soulagé de constater qu'il pouvait remuer ses orteils.
"on a trouvé tes 3 pauvres gars crucifiés par ces fous de dieux d'Astartes, tu as eu énormément de chance qu'on leur soit tombé dessus avant qu'ils ne te trouvent, la bière c'était pour fêter leur mise en déroute, un de mes hommes t'a trouvé en allant soulager sa vessie, comme quoi, boire des coups peut sauver des vies !"
"Rapelle moi de lui filer un tonneau à l'occasion, il faut que j'aille donner une sépulture décente a mes hommes, je peux abuser de ta générosité en te demandant un rapatriement sanitaire et mortuaire, bien entendu, toi et tes hommes serez mes invités autant de temps qu'il vous plaira."
Les funérailles de Poti, Marron et Boulgour furent mémorables, autant par leur intensité festive que par l'importance des décisions qui furent prisent dans les jour qui suivirent.
En effet, le lendemain de l'inhumation des trois guerriers, Moneste et Pioupiou se présentèrent devant les habitants de Croziflette et les troupes solitaires pour annoncer le retour de Moneste dans l'alliance des hommes libres du nom des solitaires.
"Je me suis fourvoyé en pensant pouvoir ramener les âmes égarées sur le droit chemin, aujourd'hui et jusqu'au combat final les villes gastronomiques de Moneste battront pavillon Solitaire, que la bière coule à flot pour les honorables guerriers de l'alliance et que les fous de dieu se dessèchent !"
L'histoire de Rédemption se termine aujourd'hui, la légende de Moneste, elle, se poursuit dans le livre des SOLITAIRES ...
_________________ Trompez moi une fois, honte à vous, trompez moi deux fois, honte à moi !
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